LA RENAISSANCE… RETROUVAILLES MAJEURES EN SI b !

Il n’y a pas si longtemps, mon ami Léon me propose des retrouvailles visétoises avec nos vieux complices Robert et Jacky…  Oufti ! On ne s’est probablement plus vus depuis trente ans !  Autant dire qu’à l’époque, on avait encore des cheveux et moins de lombalgies.  J’accepte évidemment avec entrain et engouement, c’est sûr qu’on a des choses à partager ! Et surtout une montagne de souvenirs qui nous ramènent droit en 1979 : Aiguillon, Andernos, Nicole, le Parc des Princes, et j’en passe… sans oublier l’Auberge, véritable chapitre festif de notre jeunesse. Une tranche de vie, elle, inoubliable !

Rendez-vous donc à la Brasserie La Renaissance à Visé, fief historique de la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers, rien que ça ! L’institution remonte à 1579, année où Maastricht tombait sous la moustache conquérante de Philippe II, autant dire que niveau longévité, ils battent même les Gaulois d’Astérix.

Après quelques blanchouillards et autres jus de houblon, purement à titre préparatoire, bien sûr, nous passons à table.  La carte est simple, mais sympathique ; les suggestions, elles, font l’unanimité plus vite qu’un toast de mariage.

Je me laisse tenter par les Croquettes à l’oie de la Ferme d’Artagnan (rien que le nom sent le panache !), sauce tartare maison et petite salade vinaigrette.  D’autres, plus classiques, optent pour les croquettes au fromage. Verdict : un régal copieux, un sans-faute pour débuter.

Du côté des plats, c’est un véritable florilège !  Pour ma part, ce sera un chou farci au bœuf et foie gras, accompagné d’une tombée de choux, sauce au vin rouge et croquettes de pommes de terre. Une tuerie ! (Et pas qu’en calories.)

Mes coreligionnaires, eux, se régalent de Camembert rôti au four façon « je-fais-pas-semblant », de Jambon de Parme et cornichons, de Vol-au-vent à l’ancienne, frites croustillantes et salade vinaigrette, ou encore d’une entrecôte Limousin légèrement maturée.  J’ai goûté le vol-au-vent — et je confirme, digne des grandes tables de grand-mère.

Côté vins, pas de carte, mais une belle surprise : un Pinot noir de la Maison Jaffelin qui accompagna nos libations avec élégance… et un soupçon de sagesse… toute relative. (Blink !)  Puis vinrent les cafés, les calvados, et les promesses solennelles mais probablement un brin éthyliques, de ne plus attendre trente ans pour se revoir.

Je sens déjà que je vais revenir avec les Fab’s Four, l’endroit est fait pour eux ! Cet esprit gaulois et franchouillard devrait les séduire autant que la carte. Quant à vous, je vous invite à faire de même, la table est de qualité, l’ambiance authentique, et la cuisine… comment dire ? Disons qu’elle réconcilie le foie et le cœur.

Date de la visite : jeudi 30 octobre 2025 (Déjeuner)

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