UN MAX DE GOÛT…
QUAND LE BONHEUR SE DÉGUSTE À LA CUILLÈRE !

Ce soir, c’est la fête !  Enfin… ma fête.  Une belle âme m’a invité à dîner pour célébrer mes…  Chut !!!  Une vieille Dame ne doit-elle pas garder un brin de mystère (et un peu de dignité, soyons honnête).  Je savais que la table serait de qualité, mais en arrivant à Comblain-au-Pont, devant l’établissement étoilé par Michelin et encensé par Gault & Millau, je me suis dit : « Wow ! Merci, Jérusalem céleste ! »

À peine entré, je découvre un lieu moderne et raffiné, baigné d’une lumière tamisée juste ce qu’il faut pour flatter les rides et sublimer les coupes de vin.  Le sourire de Charlotte et de Jonathan achève de me conquérir, ambiance cosy, élégante et chaleureuse, j’y prendrais volontiers mes quartiers.

Nous prenons place.  Désormais, je me laisse faire. Je ne pilote plus rien, autopilote gourmand activé.  Mon hôtesse, femme de goût et d’instinct, choisit le menu Prestige en six services.  Au programme, Tourteau, Pithiviers, Saint-Jacques, Foie gras, Gibier, Topinambours, et la sélection de vins maison.  Oui, tout ça. Et non, je n’ai pas peur.

Quelques bulles d’Insoumise (les bulles de Liège, rien que le nom me parle) viennent chatouiller nos palais.  Puis arrivent les amuse-bouches.  Et là, que la fête commence !

Salade d’encornets, Tartelette au thon rouge à la crème de Raifort et Butternut, Tartare de bœuf, Betterave en croûte de sel, Gyoza de veau au gingembre et à la citronnelle…  À ce stade, j’entends la petite voix de mon diététicien, mais je baisse le son. (Smiley complice !)  Tout est fin, délicat, inspiré. Et ce pain au levain ! Avec ses deux beurres ciboulette et curry fumé, je songe sérieusement à leur décerner un Oscar.

Puis viennent les vins et les plats qui s’enchaînent comme une comédie romantique parfaitement rythmée.

Chou farci au tourteau et vin blanc sicilien trouble comme mes souvenirs de soirées d’été…

Pithiviers de céleri rave, doux, fondant, accompagné d’un Chardonnay beurré qui me murmure à l’oreille « reviens-moi ».

Saint-Jacques, en deux actes : carpaccio délicat, puis version poêlée avec curry vert, un ballet iodé qui fait frémir les papilles.

Les conversations se dissolvent, remplacées par des « Mmm », des « Oh » et des « Ah ».  Un vrai concert de satisfaction.

Arrive le Foie gras poêlé, champignons des bois, truffes, sauce Périgourdine (ou encore sauce Périgueux) qui n’est autre qu’une réduction de vin blanc avec un roux blond auquel on ajoute des dés de truffes… le trio infernal du bonheur !  Mon hôtesse et moi atteignons ici l’illumination gastronomique.

Avant-dernière étape où nous faisons halte dans le Limoux avec un Château Martinolles Sarriguet Vieilles Vignes de 2022, assemblage de Cabernet Sauvignon, de Syrah et de Merlot, huit mois d’élevage en barrique, qui lui donne de la charpente, de la puissance et un bel équilibre… peut-être un peu trop charpenté pour le bar de ligne, sauce beurre blanc, mais parfait pour ma selle de chevreuil digne d’un roman d’aventures, noble, charnue, accompagnée de Radicchio et de pommes dauphines savoureuses à souhait.

Last but not least… Coteaux du Layon « Or et Lumière » 2023 du Val de Loire, un 100% Chenin fait de botrytis, appelé aussi pourriture noble, qui donne ses lettres de noblesse au vin liquoreux… il accompagnera à merveille mon dessert, à savoir du topinambour travaillé sous forme de brunoise glacée et en mousseline, chocolat blanc et caramel au beurre salé.  C’est tout simplement parfait !  Oui, on peut être légume et sexy à la fois.

Pendant que mon hôtesse s’attaque courageusement à son plateau de fromages, je choisis la voie sucrée : un Irish Coffee (crème montée à la main, rien que ça) servi avec crème brûlée, gaufre de Liège et brownies.  Si l’au-delà ressemble à ça, je veux bien y réserver une table.

Quelle soirée ! Tout fut de haut vol… mets précis, cuissons maîtrisées, accords parfaits. Une étoile amplement méritée. Bravo et encore merci à Charlotte et Jonathan, pour leur professionnalisme, leur gentillesse, leur sourire et leur belle humeur contagieuse. On se sent dorloté, choyé, presque adopté. Bref, un dîner comme une caresse gustative. Et moi ? Rassasié, émerveillé, et déjà en train de me demander… quand est-ce qu’on y retourne ? Une très belle soirée pleine de rêves étoilés… par Michelin, évidemment (Smiley !)

Date de la visite : vendredi 28 novembre 2025 (Dîner)

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