
The Fab’s Four are back ! Parce que, manifestement, je n’avais pas encore suffisamment corrompu les anciens de la 317e, j’ai jugé utile, voire indispensable, de leur faire découvrir une nouvelle table dans le quartier des Vennes à Liège. Une adresse testée récemment avec mon amie Chantal, qui m’avait laissé d’excellentes impressions… je parle bien de la table, évidemment (Blink !). Restons sérieux deux minutes. Rendez-vous est donc pris dans ce bel établissement, toujours aussi smart, lumineux et cosy — le genre d’endroit où l’on entre pour dîner… et où l’on envisage déjà de prendre un abonnement.
La mise en bouche démarre sur les chapeaux de roues avec un Muscadet de Sèvre-et-Maine, Clos de Pierre Bourre sur granite, signé par les Frères Paquereau. Un vin précis, profond, d’une fraîcheur chirurgicale. Le genre de bouteille qui déclenche ce moment suspendu : « Ah… donc le Muscadet, ça peut être aussi ça ?! » Oui ! Et même mieux… on sort clairement de la caricature du « petit blanc à huîtres » pour entrer dans une vraie logique de vin de terroir.
Pour accompagner les entrées, on passe la seconde avec un Beaujolais Blanc 2024 (100% Chardonnay) de la famille Hoppenot. Dense, racé, minéral à souhait, avec cette petite touche pierre-à-fusil qui vous claque la joue avant de vous envelopper dans un gras délicieusement réconfortant. Bref… il coche toutes les cases, même celles qu’on n’avait pas prévues.
Formule lunch en 4 services oblige, le premier round entre en scène : Bresaola, burrata, asperges blanches de saison et beurre à l’ail des ours. Pour les distraits du fond, la Bresaola est une charcuterie lombarde à base de bœuf, délicatement salée et assaisonnée. Ici, elle joue la partition juste, parfaitement accompagnée par notre chardonnay qui ne demande qu’à briller.
Second round… un Risotto ! Et là, miracle, pas de magma compact façon ciment armé, mais une version aérienne, presque élégante (oui, un risotto peut être élégant). Une gamba rouge d’Argentine, probablement cuite à froid, et un pesto de basilic viennent compléter l’ensemble. Résumé critique : « Mmmmh ! ». Parfois, la grande littérature tient en cinq lettres.
Troisième round : le Porc noir de Bigorre entre en piste, escorté de fregola, d’asperges vertes et de chorizo. La fregola, petite perle sarde légèrement toastée, apporte ce goût de noisette qui fait toute la différence. Quant au porc, sa cuisson lente et maîtrisée lui confère ses lettres de noblesse. Pour accompagner ce beau monde : un Côtes du Rhône « Petit Ours » rouge 2024 de Matthieu Barret, 100% Syrah viendra sublimer le nourrain. Autant dire que ça ronronne de plaisir dans les verres.
Quatrième et dernier round : duel au sommet entre un assortiment de fromages et une texture mangue-vanille. Verdict ? Comme à « L’école des fans », tout le monde a gagné, et surtout nous ! (Smiley)
Côté digestifs, les Amaro « Dente di Leone » et « Aroma Opificio Caput Mundi » ont bien tenté une percée… mais soyons honnêtes, les Chartreuses ont plié le match sans forcer (Smiley !)

