
Bruxelles ce matin pour une affaire immobilière qui ne traîne pas, ce qui nous laisse le temps de revenir en Province de Liège pour déjeuner. Je suis accompagné de ma neveuse d’amour (oui, je sais, j’ai bon goût pour choisir mes compagnons de table) et je lui propose de nous poser dans un de mes établissements fétiches : la Storia di Miceli. Un rapide coup de fil pour s’assurer d’une table et hop ! L’affaire est dans le sac, plus rapide qu’un Campari en apéritif.
Un nouveau Maître d’Hôtel nous accueille et prendra soin de nous tout au long du repas, ce qui est toujours rassurant, surtout quand on risque de s’émerveiller bruyamment à chaque bouchée. Nos commandes : Negroni et Gin Tonic pour se mettre en bouche, car déjà arrive le pain artisanal de chez nos amis de « Un pain en avant » et son délicieux beurre maison, préambule parfait avant les mises en bouche, l’une à la truffe, l’autre à la volaille. Déjà là, nous sommes conquis.
En entrée, Fleur de courgette farcie à la volaille fermière, câpres, olives et jus végétal parfumé à l’orange sanguine. Originalité, finesse et effet « wow » garanti. Deuxième entrée… Cannelloni maison au homard et ricotta, tomates fraîches et bisque de homard au basilic. Satisfaction totale, comme si chaque bouchée était une petite ovation de la part de nos papilles.
En plat, un Filet pur de bœuf grillé à la braise, pommes de terre rôties, légumes de saison, émulsion de ‘nduja calabraise et jus réduit. C’est à tomber… au sens propre comme au sens figuré !
En dessert, Panna Cotta façon Storia, avec noisettes du Piémont, fruits rouges frais et en coulis, et glace à la pistache de Sicile. On ferme les yeux et on se dit que la vie est injustement délicieuse.
Pour conclure, cafés et grappas exceptionnelles, dont une « Di Chianti Classico » 2020 du Vigneto Bellavista et une « San Leonardo ». Même Einstein aurait dit « E=MC²… surtout si C² = café et grappa ».
Côté théorie des fluides (oui, je parle vin comme un physicien amoureux), un verre de Vecchie Vigne Verdicchio dei Castelli di Jesi DOC pour accompagner la fleur de courgette : un nez aux arômes de fleurs blanches, de pêche blanche et d’herbes de champ, alors que la bouche fait preuve d’une belle fraîcheur et d’une acidité bien équilibrée, structure fine, finale saline. Bref, équilibre parfait entre fruit, fraîcheur et minéralité… un peu comme moi quand j’essaie de ne pas finir le pain au beurre avant les entrées.
Pour la suite, un Baglio del Cristo di Campobello Lusirà, un Syrah de Sicile que je suis depuis des années. Robe rouge rubis intense, nez de fruits rouges et noirs, poivre, notes toastées, vanille et réglisse. Bouche pleine, structurée, tanins veloutés et persistance impressionnante. Jamais déçu par un CDC — je parle du vin, hein, pas de mon ex (Smiley).

