
PIAZZA RISTORANTE… LE PIÈGE DÉLICIEUX DE LA CUISINE ITALIENNE !
Rendez-vous improvisé, arrangement de dernière minute… comme souvent avec mon fratello, adepte confirmé de l’organisation spontanée (concept encore à l’étude dans les grandes écoles).
— « Une pizza ce soir ? »
— « Volontiers ! Où ? »
— « Aucune idée… un lundi de Pâques, on va surtout trouver des rideaux baissés ! »
Qu’à cela ne tienne ! Tels Henry Morton Stanley et David Livingstone en quête de territoires inconnus, nous partons à la recherche de notre propre Terra incognita. Une de ces zones mystérieuses autrefois griffonnées sur les cartes anciennes, entre deux dragons et trois serpents de mer — hic sunt dracones, rien que ça ! (Smiley)
Et comme souvent, il ne faut pas longtemps à mon fratello pour dégainer une trouvaille : cap sur « Piazza Ristorante » à Saint-Nicolas.
Bel établissement tout récent — un an à peine, si ma mémoire n’a pas été altérée par quelques expériences œnologiques passées. Le cadre est élégant, lumineux, résolument smart sans être guindé. On s’y sent immédiatement bien. Les tables sont larges (détail capital, voire stratégique), et à ma droite, le ballet bien orchestré du bar, de la cuisine et du four à pizza : ça vit, ça s’agite, ça donne faim.
Comme à notre habitude, deux Picon vin blanc pour ouvrir les hostilités et étudier la carte avec le sérieux qui s’impose. Dio mio ! Mais ce sont des piscines ! À ce stade, ce n’est plus un apéritif, c’est une activité nautique (Blink !)
Pour la suite, nous optons pour la sagesse… relative. Pas d’appétit démesuré ce soir (oui, ça arrive, même aux meilleurs). Nous partageons un assortiment frit : fleurs de courgettes, mozzarella, arancini, polpettes d’aubergine et olives à l’ascolana. L’assiette est gargantuesque — au point que, fait rarissime, nous déclarons forfait avant la fin. Oui, vous avez bien lu. Un moment d’histoire !
En plats, je cède sans résistance à l’appel des ravioles, et plus précisément des Ravioles « Royal » : petits légumes, pesto, scampis, crème et vin blanc. Délicieuses, parfaitement exécutées… et en quantité digne d’un banquet princier. La générosité est une qualité, certes, mais ici elle frôle la démonstration de force. Ne nous plaignons pas : en temps normal, le doggy bag aurait été notre fidèle allié… mais demain, c’est un autre jour (et accessoirement, un voyage hors Royaume).
Mon fratello, quant à lui, choisit des pâtes fraîches aux coquillages : huile d’olive extra vierge, palourdes, ail, persil, fumet de poisson et vin blanc. Des pâtes chitarra, ces spaghetti carrés aux allures de cordes de guitare, parfaitement al dente. Une assiette aussi juste que savoureuse.
Dans la théorie des fluides — discipline que nous maîtrisons désormais avec une certaine aisance — nous accompagnons le tout d’un IGT Salento 100% Primitivo « Piuma », tout droit venu des Pouilles. Fruits noirs, épices, herbes… une bouche souple et élégante, qui fait parfaitement le job sans chercher à voler la vedette.
Au final, un repas simple, efficace, rapide… mais surtout d’une très belle qualité. Le genre d’expérience qu’on aimerait transformer en habitude (avec modération… ou pas).

