OTTO OSTERIA… UN MORCEAU D’ITALIE TOMBE DU CIEL !

Ce soir, rendez-vous au Cirque Royal de Bruxelles pour le concert de l’excellent GoldmanMania, hommage vibrant — et potentiellement plus juste que certains retours sur scène — à l’univers de Jean-Jacques Goldman. Arrivés trop tôt, comme des spectateurs modèles mais un brin affamés, nous décidons de dîner dans le quartier. Mon restaurant préféré, fidèle à lui-même, n’ouvre pas le soir. D’autres, eux, ont l’audace d’être ouverts mais plus « Bof ! » que bons.  Le destin, un peu vexé, nous pousse alors dans des rues que même Google hésite à cartographier.  Et soudain, miracle discret, un petit restaurant italien se matérialise, lumières tamisées, une seule table occupée. Trop beau pour être vrai ? Probablement. Entrons !

Accueil impeccable : on se sent immédiatement dans la botte italienne, et plus précisément dans les Abruzzes (ou du moins dans leur reconstitution affectueuse).  Tout respire la famille, le partage, la dolce vita – sans la nécessité de prendre l’avion.  Les hôtes sont d’une gentillesse confondante, le genre de gens qui pourraient vous adopter après le dessert.  Le temps de s’asseoir, le restaurant se remplit à une vitesse suspecte, il semble que tout Bruxelles ait eu la même idée… ou que la rumeur d’un repas sincèrement bon se propage plus vite qu’un tube de Jean-Jacques.

L’apéritif arrive, accompagné d’une planche de charcuterie et de fromages qui, à elle seule, mériterait une standing ovation.  Saucissons, Jambon de Parme, Coppa, Parmigiano, Mortadelle et ce Gorgonzola à la cuillère — oui, à la cuillère — qui ferait pleurer un moine cistercien. Je meurs (avec élégance, évidemment).

Nous optons pour un Pinot Nero Adige 2022, venu tout droit du Haut Adige — cette région où les montagnes regardent les vignes avec admiration. Il est parfait. Nous l’aimons. Lui aussi semble nous aimer. Bref, l’entente est cordiale.

Quant aux plats, impossible de choisir, trois nous tentent… que faire sinon commander les trois.  Nous faisons preuve de diplomatie à l’italienne.  Arrivent alors des polpettes moelleuses à souhait, une Porchetta des Abruzzes, et un Burger de génisse audacieusement garni de Provolone, de sauce potiron épicée, d’oignons frits et pommes de terre au four. À la fin, seules quelques rondelles de patate échappent au carnage.  Nous plaidons coupables, mais heureux.

Mama Mia ! Quelle découverte ! Si vous passez du côté de la Colonne du Congrès ou du Cirque Royal, poussez la porte de l’Otto Osteria. Vous y trouverez un morceau d’Italie tombé du ciel… ou du moins, des Abruzzes et du Tyrol. Et croyez-moi : c’est bien plus qu’un dîner avant concert — c’est une petite symphonie de hasard et de Gorgonzola.

Date de la visite : samedi 25 octobre 2025 (Dîner)

Retrouvez-le sur la carte

Retour en haut