L’ORIENT-EXPRESS… LIEU MYTHIQUE PAR EXCELLENCE !

Istanbul, jour #1…

Après une journée sur les routes et dans les airs, nous voilà enfin à Istanbul !  Le temps de déposer nos malles à l’hôtel, notre ami Ayhan nous attend déjà pour nous emmener dîner au restaurant de la gare d’Istanbul, gare où s’arrêtait le mythique Orient-Express.  Même Son Excellence Mustafa Kemal Atatürk, fondateur et premier président de la république de Turquie, est là pour nous accueillir, il nous attend, à deux pas du quasi-chimérique restaurant où tous les grands et les fortunés du monde d’alors venaient se repaître, et ce, dès 1890 !

Même Dame Agatha ne manqua pas d’y prendre place, tout comme notre fameux détective belge, le bien-nommé Hercule Poirot.  Marchons dans ses pas et essayons d’y voir plus clair dans cette délicate enquête culinaire !  Nul ne sait si le cadavre, tout comme les plats, était exquis, mais il y a beaucoup de suspects et trop d’alibis.  A qui pourrait profiter le crime ?  Certainement pas à Georges Nagelmackers, notre ingénieur liégeois, fondateur de la Compagnie des wagons-lits et de la Compagnie internationale des Grands Hôtels, créateur des trains de luxe, dont le plus connu est l’Orient-Express.

Une fois la porte passée, il faut bien admettre que le restaurant est loin de montrer faste et luxe, les lieux n’en sont pas moins légendaires pour la cause.  On ne sait où donner des yeux, tous les murs sont tapissés de photos d’époque, une époque où l’on imagine très bien tout le « Gotha » d’alors s’y croiser, voire s’y retrouver une coupe de Champagne à la main.  A l’heure d’aujourd’hui, il en reste ce qu’il en reste, un décor certes un peu défraîchi où une équipe de vieux garçons est là pour s’occuper de vous, ils n’ont certes pas atteint l’âge canonique de la dame de fer, mais ils ont dû en voir défiler des passagers.

Le restaurant est somme toute assez banal, tout comme sa cuisine finalement, mais les goûts sont là…  Ne pinaillons pas dès le premier soir !  Au menu, soupe de lentilles suivi d’une volaille en sauce avec riz et purée, petite salade en accompagnement, puis dessert, dessert que je n’ai pas goûté, comme à mon habitude, mais vous me connaissez.  Du côté de la théorie des fluides, eau et/ou Raki, le vin sera pour demain.  Alors, pour nous ce soir, ce fut un menu mais lorsque vous vous y rendrez, vous aurez droit à la carte, la donne sera différente.

Il vous faut savoir que la soupe aux lentilles, en Turquie, est un plat national, et qu’il existe autant de recettes que de mamans stambouliotes, un peu comme pour les boulets à la liégeoise, chacun à sa recette et bien entendu, chacun a la meilleure recette du monde (Smiley !)  Soit dit en passant, elle était délicieuse, tout comme la volaille d’ailleurs.  Un premier repas plutôt spartiate, bien que le terme « Syssitie » serait plus approprié.  De toute manière nous sommes toutes et tous fatigués de ce voyage, il n’en fallait pas plus, mais je peux vous assurer que dès demain, je vous retrouve pour passer à des choses beaucoup plus sérieuses… (Blink !)

De retour à l’Erboy Hôtel, je me couche et je pars illico presto dans un train et un voyage de rêve qui m’entraîneront de Londres à Constantinople, en passant par Paris, Munich, Vienne, Venise, Bucarest et Sofia, avant de rejoindre l’Empire Ottoman et sa capitale.  Force est de reconnaître qu’au petit matin, je n’ai toujours pas réussi à solutionner le crime de l’Orient-Express, mais finalement, laissons cela dans les mains d’Hercule et d’Agatha… sur la pointe des pieds, je file à l’anglaise retrouver Ayhan et nos compagnons de périple car d’autres aventures nous attendent !

Date de la visite : lundi 03 mars 2025 (Dîner)

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