
LO SFIZIO…
UN MOT À APPRENDRE PAR CŒUR !
« Lo sfizio » se traduit principalement par petit caprice, petit plaisir, fantaisie, lubie ou friandise, souvent lié à une envie passagère de quelque chose de savoureux ou d’inattendu, comme se faire plaisir avec une belle table ou céder à une envie impulsive, à se faire plaisir, bref, le type de décision qu’on prend quand notre cerveau dit « régime ? quel régime ? » C’est exactement ce que nous avons fait avec mon alter ego, Marcello bello, entre les réveillons de Noël et de Nouvel-An.
Je connaissais déjà l’établissement, mais cette fois, j’ai été ébahi, abasourdi, la qualité des mets m’a fait clôturer l’année en beauté ! Et ce, à tous points de vue : saveurs, présentations, cuissons, vins, et surtout le service de Nathalie, parfait du début à la fin… j’ai presque cru qu’elle avait des pouvoirs télépathiques pour deviner nos envies. Nous étions presque seuls, date et heure obligent, et avons donc été « chouchoutés » façon VIP. Mais le bien-être de ses clients, Nathalie a ça dans son ADN, et on le sent dès la première minute. J’applaudis mentalement (et j’en profite pour noter une petite ligne dans mon carnet secret des gens formidables).
Nous avons commencé avec du vin blanc, sur les judicieux conseils de notre hôtesse qui se veut également conseillère-œnologue… ou du moins qui connaît sa carte sur le bout des doigts. Notre choix s’est porté sur un Coda di Volpe de chez Masseria Frattasi, un blanc typique du Sud de l’Italie, plus précisément du terroir campanien. Une robe jaune paille, un nez aux arômes de fruits blancs (pomme, poire), des notes de prunes et un léger côté minéral dû au terroir volcanique. Première gorgée, une belle acidité, sec mais frais, minéralité parfaite, fruits mûrs qui persistent… Délicieux ! Et je dis ça sans exagération… enfin, si, peut-être un peu (Smiley !)
Une mise en bouche prépare nos palais pour les trois services à venir. En « Antipasti » : un Carpaccio de noix de Saint-Jacques aux agrumes et un Tartare de bœuf sur sa pomme de terre rôtie à la truffe fraîche. Délicieux, mais je dois avouer que les Saint-Jacques m’ont fait un effet « Umami Explosion », je me sentais presque obligé de murmurer « Wow ! » à chaque bouchée.
Puis viennent les « Primi piatti » ! Je me laisse tenter par un Spaghetti vongole au pesto de pistache, et là… mes papilles se sont fait envahir par de petites palourdes subtiles mais présentes, dignes d’un feu d’artifice maritime. Marcel, lui, se frotte aux feux de l’Etna avec un Rigatoni N’Duja, saucisse au fenouil et béchamel. Pour les épicurieux, la N’Duja, c’est cette charcuterie de porc très pimentée, tartinable, à la texture souple et presque crémeuse, traditionnellement fumée puis affinée, son berceau est le village de Spilinga, aujourd’hui reconnu comme la référence historique. Mais attention les amis, vous voilà prévenus, qui s’y frotte, s’y pique (Smiley !)
Ensuite, place aux « Secondi piatti »… Tataki de thon, réduction Teriyaki et purée de panais pour moi, et un classique pour Marcel : filet de bœuf sauce Barolo et crème de petit pois. Cuissons maîtrisées à la perfection, le genre de plats qui font fermer les yeux et soupirer « mais pourquoi la vie n’est-elle pas toujours comme ça ? »
Pour accompagner tout ça, un Caudium de la même région, un vin rouge 100 % Aglianico également de chez Masseria Frattasi, maison historique fondée en 1779. Couleur rubis profond, nez de fruits noirs et rouges mûrs (mûres, myrtilles, confiture de prune), bouche dense et structurée avec des tanins élégants… Rhâââ lovely ! Pro-tip : allez-y les yeux fermés, mais gardez la bouche ouverte, c’est plus pratique pour déguster. (Blink !)
N’oublions pas les excellentes Grappine qui accompagnèrent les cafés, parce que oui, on peut toujours faire mieux, mais ici, c’est juste parfait.

