LE MANGEOIRE… LES ABSENTS ONT TOUJOURS FAIM ET LA GOURMANDISE FINIT TOUJOURS PAR REPRENDRE SES DROITS !

Ouh là ! Je viens d’aller faire un tour dans mes archives…  Un an déjà sans avoir revu la frétillante frimousse de Camille ni dégusté la cuisine de Jérémy. Je suis impardonnable !

Ce midi, je déjeune avec mon collègue Peter dans le quartier de la Colonne du Congrès, à Bruxelles, à deux pas du Cirque Royal.  J’ai mes habitudes : à midi, Le Mangeoire ; en soirée, Otto.  Deux très chouettes tables dans un quartier très « fonctionnaire-qui-à-midi-doit-manger », où l’on croise autant de costumes gris que de salades César.  Mais au milieu de ce salmigondis de restaurants qui ne font pas toujours mon bonheur, une très belle table résiste encore et toujours à l’envahisseur de la restauration sans âme : Le Mangeoire !

Quel bonheur de retrouver la faconde de Camille, toujours aussi sémillante, débordante d’énergie, avec le verbe haut et le débit d’une bonimenteuse… shootée au café colombien directement perfusé en intraveineuse !  Impossible de ne pas sourire cinq minutes après avoir franchi la porte, ou avoir pris place en terrasse.

Présentation de la carte : le choix sera vite fait.  Je craque pour de délicieux petits calamars farcis, riz et tomate, tandis que j’accompagne Peter (mon végétalien préféré… enfin, aujourd’hui, disons simplement qu’il m’a inspiré !) pour le plat : une Burratina di bufala, légumes rôtis et chlorophylle d’herbes.

Que dire, sinon que tout est délicieux ? Une cuisine préparée avec amour, du goût à revendre, de magnifiques légumes de saison, des produits irréprochables… Je suis littéralement en amour !  Et quand le Gourmandiseur tombe amoureux, c’est rarement d’un menu photocopié.

Et ce diable de Jérémy, caché derrière ses fourneaux, mériterait une reconnaissance qui dépasse largement le cercle déjà très fourni de ses aficionados, lesquels peuplent ce véritable temple du bon goût.  Personnellement, je verrais volontiers un « Bib Gourmand » venir épingler l’établissement.  Cela viendra… je n’ai absolument aucun doute à ce sujet.

Du côté de la théorie des fluides, on la jouera raisonnable ce midi.  Certes, il y a de la Burrata dans l’assiette, mais il y a surtout du pain sur la planche cet après-midi.  Les lois de la gravité attendront donc le prochain déjeuner…

Mais c’est promis, ma Camille… dès la rentrée de septembre, nous serons de retour.  Et cette fois, promis-craché-juré, j’en profiterai pour privatiser le restaurant en soirée, histoire d’y réunir quelques joyeux épicuriens, hédonistes et autres sybarites, et de transformer ce temple gastronomique en temple de la bonne humeur.

Toi qui passes dans le quartier, si tu n'as pas réservé… oublie ! N’essaie même pas ! En revanche, si tu as eu la bonne idée d'appeler Camille et Jérémy, entre, installe-toi et savoure. Tu ne le regretteras pas. Foi de Gourmandiseur !

Date de la visite : jeudi 18 juin 2026 (Déjeuner)

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