LA RENAISSANCE… CINQ MUSICIENS, UNE TABLE ET PAS DE FAUSSE NOTE À VISÉ !

En octobre dernier, nous célébrions de joyeuses retrouvailles visétoises après 30 ans sans vraiment nous croiser — les caprices de la vie, comme on dit.  Nous nous étions alors jurés de ne pas attendre trois décennies supplémentaires pour remettre le couvert… promesse tenue quelques mois plus tard !

Nous voilà donc à nouveau attablés, avec, en prime, un invité supplémentaire : un frangin musicien lui aussi, compagnon de nombre de nos frasques d’antan.  Le quintette du jour se compose donc de Léon aux baguettes, Jacky aux mailloches, Robert au piston, votre serviteur joue dans le même registre… et le petit nouveau, Pierre, au trombone à coulisse.  À ce rythme-là, il ne manque plus qu’un chef et deux partitions pour relancer la tournée !

Cap est mis sur la Brasserie « La Renaissance » à Visé, fief historique de la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers — une vénérable institution vieille de 447 ans, qui a vu passer plus d’un tonneau… et même la chute de Maastricht en 1579.  Autant dire que les murs ont des choses à raconter, surtout après deux verres, voire trois !

Le soleil est de la partie, la terrasse déborde, mais mes compères sont introuvables dehors…  Évidemment : ils sont au bar !  Je pousse la porte et là, bingo !  Quelques houblons et un peu de jus de la treille plus tard (histoire de décrasser les gosiers), nous passons enfin aux choses sérieuses.

D’entrée de jeu, je propose de partager des chipirons : tendres, gourmands, accompagnés d’un tartare maison et d’un filet de citron.  Une entrée conviviale par excellence.  Pour les non-initiés, les chipirons sont de petits calamars appelés ainsi sur la côte basque, tandis qu’en Méditerranée, on parlera de supions.  Bref, même famille, même plaisir, seul l’accent change.

Côté plats, chacun fait parler ses envies : Asperges blanches, sauce mousseline, œufs et saumon fumé relevés d’une huile à l’ail des ours pour deux d’entre nous ; une Côte à l’os, sauce au poivre et frites pour le carnassier assumé ; des Pâtes aux scampis à l’ail pour Pierre ; et, pour votre serviteur, un Tartare de bœuf coupé au couteau, parfaitement assaisonné, escorté de frites et d’une salade bien vive.

Je n’ai pas pu chaparder dans toutes les assiettes — question de survie — mais vu leur état au retour (je parle des assiettes bien entendu) en cuisine, aussi nettes qu’un comptoir après fermeture, le verdict ne fait guère de doute.  Quant à mon tartare : fraîcheur irréprochable, assaisonnement juste, un sans-faute.

Comme lors de notre précédente visite, pas de carte des vins, mais des quilles bien choisies.  Un Pinot noir de la Maison Jaffelin est venu accompagner nos élans gastronomiques avec élégance… et une modération toute théorique. (Blink complice !)

Après ce festival, retour au comptoir pour les cafés et, surtout, pour sceller la prochaine échéance : rendez-vous est pris pour juillet, avec à nouveau un convive supplémentaire — Mononk’ Moustache, rien de moins que le Roi de l’Hélicon.  À ce stade, on ne parle plus de repas, mais de répétition générale.

La Brasserie de la Renaissance, c’est tout ce qu’on aime : une cuisine généreuse et savoureuse, une ambiance à la Clochemerle où ça cause, ça rit et ça vit sans filtre. Une adresse à découvrir au moins une fois… même si, soyons honnêtes, vous y reviendrez. En tous les cas, pour Le Gourmandiseur, c’est confirmé !

Date de la visite : jeudi 30 avril 2026 (Déjeuner)

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