LA MAISON DU BŒUF… CARNET DE ROUTE D’UNE TRÈS BELLE PIOCHE, LE GENRE DE DÉTOUR QU’ON NE REGRETTE PAS !

Une découverte… ou plutôt une chasse improvisée.  Nos deux protagonistes du jour, victimes consentantes d’une décision prise à la dernière minute, se lancent à la poursuite d’une table toute neuve dont les échos, déjà, affolent les papilles locales.  Ce midi, vous voilà attablés en compagnie de Henry Morton Stanley et de David Livingstone.  Le premier, journaliste et explorateur en quête de belles tables ; le second, médecin et aventurier, connu autant pour ses voyages que pour son amour des belles quilles.  Tout aurait pu se résumer à un célèbre « Dr Livingstone, I presume ? » … mais que nenni.

Le Dr Livingstone a eu vent d’un nouvel établissement où, dit-on, la viande serait reine.  Il n’en faut pas plus pour entraîner ce bon vieux Stanley, jamais le dernier lorsqu’il s’agit de partir à la découverte d’une adresse prometteuse.

Nos deux comparses prennent place dans un écrin chic et parfaitement maîtrisé, où l’harmonie de la salle a été pensée avec intelligence.  Ici, tout respire l’élégance, le bien-être et une forme de sérénité assumée.  « La Maison du Bœuf », ouverte depuis à peine un mois, fait déjà parler d’elle, et à raison.  Grégory et Nicolas y veillent avec attention, à l’écoute, prodiguant conseils avisés tant sur les mets que, surtout, sur des pièces de viande parfois méconnues sous nos latitudes.

À l’unisson, nos explorateurs entament les agapes.  En entrée : croquettes de lard de « La Ferme de Lux », espuma de patate douce, jus fumé, oignon rouge, pickles et gel de Val-Dieu blonde.  Une vraie réussite. Cette croquette, qui n’en est pas vraiment une au sens classique du terme, surprend par sa préparation et séduit par la qualité remarquable du lard et la gourmandise de son gras.  Un sans-faute pour ouvrir le bal. Bravo !

Vient ensuite le temps des viandes d’exception.  Le choix se porte sur un Ribeye Sashi… et déjà les interrogations fusent.

Le Sashi, pour les non-initiés, est un bœuf haut de gamme, souvent d’origine finlandaise, réputé pour son persillage exceptionnel, sa tendreté extrême et son goût intensément riche.  Ce n’est pas un hasard s’il a été sacré à plusieurs reprises meilleur steak au monde.  Élevé principalement au pâturage, sélectionné pour sa marbrure généreuse, il offre une expérience gustative où la viande semble littéralement fondre en bouche.  Le terme « Sashi » désigne précisément cette marbrure, cette graisse intramusculaire qui lui confère des notes beurrées, une texture fondante et une profondeur aromatique légèrement sucrée, parfois comparée au Wagyu.  Une découverte à ne pas manquer !

Côté flacons, dans la théorie des fluides, notre choix se porte sur « L’Incontournable » — un Malbec AOC Cahors du Château Famaey.  Et quel choix !  Le Dr Livingstone, une fois encore, ne s’est pas trompé.  Élevé en barriques de chêne français de 225 litres, ce vin arbore une robe noire intense, fidèle à la tradition des Cahors.  En bouche, l’attaque est ronde, le milieu ample et généreux, porté par une belle matière et un équilibre remarquable.  La légère sucrosité du bois témoigne d’un élevage précis et maîtrisé.

Que dire de plus, sinon : Allez-y ! Et surtout, souhaitons à Grégory et Nicolas tout le succès qu’ils méritent dans cette belle aventure. En tout cas, pour nous… la messe est dite : nous sommes conquis !

Date de la visite : mercredi 22 avril 2026 (Déjeuner)

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