LA MAIRIE…
LES FABULOUS FOUR DANS UN MERCREDI EN MODE « DJU D’LÀ » !

Ce mercredi, j’ai donné rendez-vous aux Fabulous Four dans un petit resto qu’ils ne connaissent pas du tout. Hâte de voir leurs tronches quand ils vont découvrir le lieu ! Ils ne s’attendent pas à tomber dans un pseudo-capharnaüm organisé qui ferait passer la brocante de Saint-Pholien pour une boutique Ikea.  Même Louis l’éponyme aurait levé un sourcil, voire les deux, en mode “mais qu’est-ce que c’est que ce bin’s ?

Pour ma part, j’ai découvert l’endroit il y a pile un an, lors de retrouvailles avec Jean et Thierry.  Là-bas, on s’était lancés dans une renaissance de la scène belge du Jazz, du Blues et surtout de la Soul, et cela tout en testant des mets et des vins capables de faire tourner les têtes… et, accessoirement, de libérer nos facultés d’improvisation dignes des plus grandes jam sessions liégeoises.

L’endroit est bon enfant à en tomber par terre, avec une gouaille à la Dju d’là, l’esprit frondeur de la République Libre d’Outremeuse, le côté bon-vivant du Liégeois et son fameux caractère tête de bois à la Tchantchès.  La carte est d’ailleurs un miroir fidèle de cet esprit : y manger à la bonne franquette, c’est quasiment une loi sacrée.  On y trouve même des tables plus bruyantes que la nôtre ! Les verres s’entrechoquent, les rires fusent, et la bonne humeur est au rendez-vous comme si elle venait avec un menu à part entière.

Nos quatre compères trouvent immédiatement leurs quartiers et ouvrent les hostilités avec un blanc du Sud de la France : le d’Astruc Malras, Chardonnay 2024, qui nous arrive tout droit de pas loin de Limoux dans le Languedoc.  Vin blanc sec, rond, fruité, notes de fruits jaunes et légère touche boisée, parfait pour délier les langues et décrasser les avaloirs, comme disaient nos grands-parents.

Côté entrées…  Croquettes de Homard et Mousse de Cailles au Sauternes.  Pour les plats…  Cassoulet, Saumon en croûte d’herbes et Cochon de lait “Blackwell”.  Tout était tellement bon que les assiettes sont reparties vides de chez vide, avec juste un petit souvenir odorant qui disait “on était là et on a tout mangé !”  Quant au rouge… ne me demandez rien.  J’étais si heureux que mon cerveau a effacé toutes traces de nos méfaits comme si, carte du maraudeur en main, nous avions revêtu notre cape d’invisibilité.  Je me souviens juste que le Côtes Catalanes a brillé par son absence et son retard au lever des couleurs.

Puis vinrent les incontournables Irish Coffee, revisités façon Fabulous Four !  Afin d’éviter l’infâme J&B, les alchimistes que nous sommes, ont remplacé le souffre par du Glenfiddich, avant de refaire l’expérience avec du Glenlivet.  On n’a que le bien qu’on se fait, pas vrai ?  Sentant la pente savonneuse approcher à grands pas comme un patin à roulettes mal huilé, j’ai dû abandonner les Fabulous « Three » restants à leur sort et rentrer, sobriété oblige, avec la dignité d’un Liégeois marchant sur des œufs, tout en évoquant, subséquemment, Jacques Brel dans ses mérangeoises…

Voilà l’histoire du jour dans un établissement qui n’a vraiment pas besoin de publicité, sa réputation est déjà gravée dans le marbre, le granit et probablement dans le fromage de Herve. Je vous le recommande chaudement, mais pensez à réserver, car les places se méritent. Une chose est certaine, foi de Gourmandiseur, vous ne le regretterez pas, et vos papilles me diront merci, et riront, chanteront, et peut-être même danseront la valse à mille temps… avant de se demander si elles ne rêvent pas, et vous supplier de revenir.

Date de la visite : mercredi 17 décembre 2025 (Déjeuner)

Retrouvez-le sur la carte

Retour en haut