LA CUISINE DE YANNICK… JOURNAL D’UNE VIRÉE UNIFIÉE ET MISSION PALAIS IMPECCABLE !

Aujourd’hui midi, c’était la grande réunion des UNifiés, autrement dit des anciens (ou presque) des Nations-Unies. Après un premier repas au « Stekerlapatte » de Bruxelles, cette fois cap sur Liège, Hasselt sera pour la « volgende keer » comme on le dit si bien dans la langue de Vondel.  Comme ce jour d’hui j’avais le sifflet de chef d’orchestre, j’ai décidé de leur faire découvrir mon repaire secret, mon restaurant signature, l’incontournable « Cuisine de Yannick ».  Il m’a fallu insister un peu car la neige avait un tant soit peu refroidi les appétits, mais une fois arrivés dans la cité ardente, les cœurs, les corps et les esprits était « chauds boulettes » comme on dit chez moi !

Je récupère mes zigues à la Gare des Guillemins et, fouette cocher, direction le restaurant où l’on rit autant qu’on mange, et pas toujours dans cet ordre.  Une bise à la cuisine et nous voilà installés, entre nappes vichy et dernières œuvres d’une artiste locale, ambiance bonne humeur garantie, sans supplément.

Vin blanc à l’apéritif, nous décrassons nos gargamelles avec un Pouilly-Fuissé « Vieilles Vignes » de chez Pascal Renaud, vieilles de minimum 65 ans.  Aromatique au nez (fleurs blanches, poire, pêche, coing) et subtiles touches de noisette et d’amande.  En bouche, une attaque vive et fraîche, un joli profil minéral, une charpente solide et une profondeur infinie… bref, un vin qui te dit « je suis sérieux mais je t’aime quand même ».

La carte est longue mais claire, tout est fait maison, et ayant déjà exploré moultes fois la table en cuisine, je peux l’attester : ici, on ne plaisante pas avec la bonne bectance.  Discussions animées pour choisir nos entrées… Poireaux vinaigrette pour Jean-Luc, Museaux de cochon pané, sauce Gabrielle pour Stéphane et moi (rien que le nom fait saliver), et Calamars frais, tomates et huile d’olive pour Yvan.  Cuissons parfaites, goûts francs, mâche qui croque, et cette sauce Gabrielle… entre gribiche et ravigote froide, acidulée à souhait, qui fait danser le gras du museau sur la piste des papilles.

En plats, ça part dans tous les sens, c’est « Twist again à Moscou »… Tripes à l’italienne généreusement saupoudrées de parmesan, choucroute garnie aux quatre viandes, Entrecôte australienne avec sa béarnaise maison à tomber, et Rognons de veau à la liégeoise.  Petite mention spéciale et un 10/10 pour la béarnaise et la mayonnaise qui se révèlent, une fois de plus, être des armes de séduction massive.

Avec mon complice Yvan, nous arrosons l’entrecôte et les tripes d’un Beaumes de Venise « Vieilles Vignes » 2021, déjà testé avec les Mousquetaires du Roy en août dernier — autant dire qu’il fait l’unanimité, même auprès des palais les plus capricieux.

Comment ne pas finir par les desserts ?  Irish Coffee et cafés “poussés” au whisky d’algues de mer de notre Gourou de « Watch, Smell & Taste ». Le Currach Single Malt – Atlantic Kombu Seaweed Cask, vieilli dans des fûts de chêne toastés aux algues kombu de l’Atlantique, nous a offert un festival iodé, umami, salé et un soupçon de caramel-chocolat.  Oui, l’océan dans un verre, et sans se mouiller les chaussettes.

C’est avec une pointe de tristesse mais une grande joie que nous nous quittons, en pensant déjà à Yvan qui doit nous dénicher la prochaine excellente table dans le Limbourg belge. Mille éloges à Yannick et Jamila pour l’excellence de leur cuisine et l’ambiance très bon enfant et très liégeoise des lieux. Que dire sinon « Allez-y, vous me remercierez plus tard… et votre estomac aussi ! »

Date de la visite : jeudi 8 janvier 2026 (Déjeuner)

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