DE HOORN… DÉJEUNER AU CŒUR DU PATRIMOINE INDUSTRIEL DE LOUVAIN !

Vanavond heb ik een vergadering in Leuven met mijn vriend en collega Peter…  Ouhla!  Mais voilà déjà que je m’égare, une fois la frontière linguistique franchie, je laisse souvent mon français sur le quai et me fonds avec une aisance suspecte dans la douce vie à la flamande.  Il faut dire que Louvain, avec son charme bien à elle, ne manque pas d’atouts pour séduire.

Peter, en plus d’être mon ami, est également guide touristique à ses heures perdues, et connait sa ville natale comme sa poche.  Se promener avec lui, c’est un peu comme feuilleter un guide culturel vivant, passionné, drôle, toujours prêt à partager une anecdote ou une curiosité locale.  Ce soir, il m’emmène à De Hoorn, un lieu emblématique. Ancien site brassicole fondé en 1366 et reconstruit en 1922, c’est ici que fut brassée, en 1926, la toute première Stella Artois. Rien que ça !

Installé dans le quartier en pleine effervescence de la Vaartkom, De Hoorn est aujourd’hui un magnifique exemple de reconversion patrimoniale. Rénové avec soin, le lieu a rouvert en 2012 en tant que pôle créatif et culturel. En 2016, il a même reçu le Prix Europa Nostra, une reconnaissance pour la qualité de cette transformation.  Une belle réussite architecturale qui mêle histoire industrielle et modernité, avec ses cuves de brassage d’origine, ses hauts volumes et son atmosphère singulière.

Je dois l’avouer : je suis bluffé. L’endroit dégage quelque chose de fort, d’authentique. Et pour être clair, non, je ne parle pas de Peter ici (Blink !)  Ik praat, ik praat, maar ik vergeet wat het hoofddoel is van een Gourmandiseur-publicatie: de tafel… Nom de Dju !  (Smiley)

Nous nous installons sous une hauteur de plafond à donner le vertige.  Ambiance industrielle et décontractée. Un verre de vin blanc pour moi, une Sport Zot de Bruges pour Peter, choix cohérent pour un local de l’étape… ce qui ne m’empêche pas de lui fredonner « Oh Eleonore, avec toi c’est du sport… »  La carte est concise, loin des interminables menus à rallonge. En Flandre, on privilégie souvent la simplicité bien faite. Et ça se sent.

Peter choisit un curry vert végétarien, généreusement garni : courgettes, chou chinois, poivrons, brocolis, haricots, épinards, lait de coco, le tout sur des nouilles de riz.  Un plat équilibré et savoureux, même si les nouilles, en plein bain, manquaient un peu de tenue — peut-être un clin d’œil involontaire aux canaux et au port de ce quartier de Louvain… (Smiley !)

Moi, j’ai la dalle, j’ai besoin d’un truc solide…  Dès lors, de mon côté, j’opte pour une valeur sûre : le Smokey-Burger. Un classique bien exécuté : pain moelleux, viande généreuse, bacon croustillant, oignons confits, sauce BBQ (oui, celle qui coule joyeusement jusqu’au menton), quelques feuilles de laitue, une rondelle de tomate, et des frites-maison avec leur incontournable mayonnaise. Rien à redire ou presque… puis-je suggérer de vous enquérir de la cuisson de la viande ? Ce serait un plus, tout simplement.

En résumé, je peux dire que, plus qu’un simple restaurant, De Hoorn est un lieu de vie. On vient autant pour l’atmosphère que pour l’assiette. C’est jeune, branché, sympa, vivant et inspirant, une expérience qui mêle culture, design et convivialité. Une belle soirée, un cadre marquant, et pour moi, une adresse à revisiter à l’occasion… pas tous les mois, mais quelques fois par an avec plaisir.

Date de la visite : jeudi 10 juillet 2025 (Dîner)

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