QUAND LA TABLE DEVIENT BALKANIQUE, ON PENSE DE SUITE… ARBERIA !

Longue journée ce samedi pour trois compères qui, loin d’être parfaits, sont parfois très sages… ou plus du tout, mais on pourrait penser qu’ils oscillent entre sagesse olympienne… et brin de folie douce à volonté.

Impossible de se quitter sur un « à la prochaine », alors on hésite, on se tâte… et finalement, décision unanime : et si on terminait cette belle journée à l’Arbéria, chez notre ami Lulzim ? Rendez-vous est pris, destination bonheur gustatif.

Je suis le premier… normal, le Gourmandiseur (oui, c’est un mot officiel aujourd’hui) est rarement en retard. Ce diable de Lulzim a une mémoire d’éléphant dopé au café, il m’installe à une table en me rappelant que nous étions exactement au même endroit… il y a trois ans, dans les mêmes circonstances. Waouh… la fidélité, ça se déguste aussi !

Le second comparse entre enfin, et hop, il est temps de lancer les hostilités avec un flacon de Bastide de Manon, blanc frais et équilibré, parfait pour nos gorgerons encore un peu poussiéreux par la journée.

Le troisième larron fait son entrée, tambour battant… que la fête commence officiellement !

Le temps de parcourir la carte, et hop, un petit grignotage maison s’impose : saucisson, câpres, olives, fromage blanc, courgettes, tomates séchées… Oui, à l’Arbéria, la générosité n’est pas une option, c’est un mode de vie.

Pour les entrées, on ne fait pas dans la demi-mesure : un peu de tout, s’il vous plaît !  Feuilles de vigne, Bureks (ces feuilletés au fromage qui font chanter les papilles), Tapenade de poivrons rouges, et une petite préparation d’Anchois.

Quoi ?  Comment ça plus de rognons !?! Grmmmbl !!!  Ok Lulzim, tu gagnes cette manche, mais tu nous revaudras ça ! (Blink !)

Alors on se rabat sur les foies de veau, brochette de pommes de terre à l’appui, et bien sûr… un Tchevap (ou Ćevapčići, ou encore « tchevap tchitchi », pour les amateurs de prononciation aventureuse). Ce petit trésor des Balkans, originaire de Bosnie, Serbie, Croatie et Monténégro, est un mélange de viande hachée (bœuf ou bœuf + agneau), assaisonné avec amour et grillé à la perfection. Même le foie de veau n’a rien à envier : cuisson maîtrisée, goût, tenue… le rêve.

Pour arroser tout ça, rien de moins qu’un Cairanne, Le Vin de Gaston : puissant mais pas brutal, tanins présents mais polis par les fruits rouges et noirs, une touche d’épices et un soupçon de garrigue méditerranéenne. Robe grenat, nez de fruits, bouche généreuse et élégante… oui, c’est exactement ce que vous imaginez : un vin qui se fait applaudir tout seul.

Repus, mais attention… une petite pipe des Balkans ne se refuse jamais.  Et là, on parle sérieusement : la tasse en forme de pipe, le liquide versé dans le foyer, qui descend par le shank, traverse le tuyau, pour finir son chemin dans votre bouche via l’embout. La mixture ? Crème de café et Slivovitz.  Délicieuse, traîtresse, sournoise… Smiley inclus !

Un immense merci à l’Arbéria et à toute la magie de la cuisine des Balkans, merci pour les rires partagés, les plats généreux et savoureux, et ces petites merveilles qui font voyager les papilles sans bouger de sa chaise. Ici, accueil, savoir-faire et générosité font de chaque repas une aventure épique… et de chaque bouchée, un souvenir impérissable !

Date de la visite : samedi 6 septembre 2025 (Dîner)

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